Festival des jardins de Chaumont sur Loire

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Jardin  »Le lièvre et l’arbre à palabres »

Le 26 octobre, dix-huit personnes bien matinales rentrant dans un bus pour une onirique destination. Départ 5h du matin, comptez cinq heures de route. Il n’en faut pas moins pour arriver à Chaumont-sur-Loire (Centre Val-de-Loire) dont le festival international des jardins fait succès depuis 1992.

 

dsc_0956L’équipe de la Saline a donc pu visiter les neuf jardins permanents du domaine et les vingt-cinq jardins éphémères ayant cette année pour thème « Jardins des siècles à venir ». Les 32 hectares du parc offrent à chaque instant de belles surprises entre somptueux végétaux et impressionnantes structures. Les jardins éphémères de cette édition 2016 nous interrogent sur le devenir de notre planète, de nos jardins et sur les solutions à apporter. Permaculture, plantes génératrices d’électricité  ou théâtre de nature où l’on pourrait rêver de verdure dans un environnement entièrement urbanisé. Le constat de ces jardins est à la fois sombre, parfois, et plein d’espoir, souvent. Le message pourrait être que seule l’innovation et le changement d’habitude nous permettront de nous adapter à ce monde en plein bouleversement écologique. Si les jardins ont été conçus par des paysagistes de tous horizons (France, Italie, Corée, Suisse, Etats-Unis, Canada, Belgique, Pays-Bas…) tous les jardins se rejoignent néanmoins par leur volonté d’étonner, de transmettre certains savoirs grâce au végétal. Les jardins pérennes sont eux disséminés dans les Prés du Goualoup et nous présentent des jardins du monde, alliant art contemporain et traditionnel : jardin Chinois, Coréen, Japonais, Anglais… Le Jardin Miroir, composé d’une pièce d’eau rectangulaire et de végétation foisonnante qui vient se mirer dans le bassin, séduit le spectateur tant l’été (reflet du ciel bleu oblige !) que l’automne lorsque les feuilles rougissent dans le miroir. Les feuillages flamboyants des fusains, ginkos biloba et liquidambar (pour ne citer qu’eux) ont ponctué la visite du parc, renforçant presque, parfois, la portée des œuvres de land-art et d’art contemporain. En effet, le parc du château est parsemé de treize installations d’art contemporain, tantôt en bois, en pierre, en métal, mais toujours en lien –par leur propos- avec la nature et l’humain, faisant parfois passer le végétal pour de la pierre, la matière minérale pour organique. Entre le parc, le château, les jardins, les expositions dans la cour de la ferme… Difficile de tout voir en sept heures… Et pourtant, les plus téméraires et les meilleurs marcheurs de l’équipe de la Saline ont pu arriver à bout de ce parcours enchanteur.

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Carbone pool – Chris Drury

L’édition 2016 du festival international des jardins s’achève tout juste en ce début de mois de novembre, mais la prochaine édition, ayant pour thème « Flower power / Le pouvoir des fleurs » est déjà en route, la clôture des inscriptions du concours ayant eu lieu le 21 octobre. Et on peut déjà dire que nous avons hâte de contempler les jardins 2017, placé sous le signe de l’abondance, de la couleur et encore une fois de l’émerveillement !

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Jardin « Frankenstein’s nature »

Rédaction et photos : Elsa Fonteny

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